Aller au lit sans cris ni larmes

Aller au lit sans cris ni larmes

Comment se passe la routine du dodo chez vous ? Votre enfant s’endort-il facilement ?

La transition entre l’hyperstimulation des dernières 12 heures et la période de calme nécessaire pour s’endormir provoque souvent de l’inconfort.

Comment se manifeste-t-il?
« Maman, j’ai soif. Je veux un verre d’eau. »
« Papa, j’ai froid. Viens me couvrir. »
« J’ai envie de pipi. » (alors qu’il est allé à la toilette il y a 10 minutes)
« Maman, berce-moi… juste 5 minutes. »

Une transition difficile

Jouer. Danser. S’amuser. Chanter. Bricoler. Travailler. Votre enfant est stimulé par son environnement toute la journée. Il est constamment entouré d’adultes ou d’enfants et les stimuli fusent de toutes parts.

Alors qu’arrive-t-il le soir venu, au moment du coucher? Même si les jouets sont rangés, les écrans fermés et les lumières tamisées, son cerveau fonctionne encore à vive allure. C’est bien souvent le seul moment de la journée où il se retrouve dans le silence, seul avec lui-même.

Et qu’entend-il dans sa tête, couché dans son lit, dans sa chambre silencieuse? Il entend sa propre voix et revoit les images de sa journée. Il se remémore ce qu’il a fait et ce qu’il a entendu.

Ça se peut qu’il agisse ainsi parce qu’il n’est pas habitué d’être seul avec lui-même.

8 actions concrètes pour des enfants moins distraits et plus calmes.

Aller au lit sans cris ni larmes

En tant que parent, vous pouvez faciliter la transition de votre enfant entre sa longue période d’activité de la journée et le sommeil. La meilleure façon est de créer un climat de confiance, de sécurité et de complicité.

Retournez un peu en arrière, au moment où votre enfant n’était qu’un tout petit bébé. Que faisiez-vous pour le réconforter lorsqu’il pleurait?  Vous le preniez dans votre bras, tout contre vous, et lui parliez tout doucement. Votre présence, votre proximité et votre chaleur l’aidaient à se calmer et à s’endormir.

Eh bien, c’est possible de reproduire cette même sensation, même si votre bébé a grandi. Alors, après la période de lecture, restez dans la chambre de votre enfant pour lui offrir votre présence rassurante.

Vous n’avez pas à parler ou à poser des questions pendant cette période. C’est le moment où votre enfant repassera sa journée dans sa tête. Vous restez près de lui, tout simplement.

Pour favoriser le calme, vous pouvez lui caresser la main ou lui masser le dos. Mais si vous n’êtes pas à l’aise, vous pouvez juste vous asseoir à côté de lui. Votre présence lui permettra de s’ouvrir et de communiquer, s’il en ressent le besoin.

L’important, c’est d’être à côté de lui au moment où il s’approprie la transition entre activité et sommeil. Il s’habitue à être seul, sans stimuli extérieurs.

C’est l’un des moments que je préfère dans la journée. Mes enfants savent qu’ils peuvent compter sur moi soir après soir. Ils savent que je suis disponible à 100 % s’ils ont besoin d’être écoutés ou de se confier. Toute mon attention est tournée vers eux : je ne parle pas avec mon mari et ne réponds pas au téléphone.

Combien de temps doit-on rester avec notre enfant?

Il faut écouter son instinct parental et rester à côté de votre enfant jusqu’à ce qu’il soit assez calme pour s’endormir.

Habituellement, je passe 5 minutes avec ma fille et 5 minutes avec mon fils. Bien sûr, il y a des exceptions et je m’ajuste. Par exemple, un soir, ma fille revenait du musée du train. Et puis, en se couchant, elle s’est mise à me raconter toute sa journée en détail, ce qui a pris 20 minutes. Alors ce soir-là, je lui ai consacré plus de temps, mais cela nous a permis de passer un très beau moment de partage et elle s’est endormie facilement.

Et si la difficulté à s’endormir s’est installée depuis plusieurs mois?

Je vous suggère de transformer ces 30 minutes négatives par 30 minutes positives. Laissez tomber les chicanes et les menaces (eh oui, ça arrive!). À la place, soyez présent à ses côtés et accompagnez-le vers le calme et le sommeil.

Au fur et à mesure, vous pourrez raccourcir le temps que vous passerez avec votre enfant. Il sera mieux dans son lit et plus en confiance, donc plus enclin à tomber dans les bras de Morphée.

Pour terminer, je vous rappelle que l’accompagnement au sommeil se réalise dans un moment unique de la journée, où votre enfant se retrouve seul avec lui-même, sans stimulation extérieure. En lui offrant chaleur, proximité et présence, vous l’aidez à associer l’heure du coucher à un moment de confiance, de sécurité et de calme.

Si vous éprouvez de la difficulté à appliquer cette approche avec votre enfant, vous pouvez contacter une psycho-éducatrice, un coach familial, un travailleur social spécialisé en petite enfance. L’important est de chercher une solution qui vous convient.

 
Véronique Leblanc a fondé Simplicité familiale pour promouvoir un mode de vie sain. Son approche fait vivre la joie dans nos foyers.  Elle permet à chacun de se libérer des croyances limitantes.
Les jouets stressants : les bannir ou non?

Les jouets stressants : les bannir ou non?

Votre enfant a-t-il du mal à rester assis aux repas ou à l’école?
Est-il capable de se concentrer sur une tâche?
Comment se passe la routine du coucher : calme ou agitée?

Enfin, saviez-vous que certains jouets peuvent perturber la concentration et la détente de votre enfant?

Les jouets stressants

L’environnement de votre enfant regorge de jouets : dans le salon, la salle familiale, la chambre à coucher… Or, certains jouets font augmenter la production de cortisol et d’adrénaline, deux hormones qui permettent au corps de lutter contre les agressions.

C’était bien pratique durant la préhistoire pour se sauver du danger. Mais aujourd’hui, votre enfant n’a pas besoin de se sauver d’un danger quelconque. L’agent stresseur, l’agression en question, c’est un jouet.

Voici quelques exemples de jouets qui entraînent cette réaction du cerveau :

  • Un toutou lumineux qui peut aussi parler et chanter;
  • Une montre ou un bracelet qui clignotent;
  • Une télévision, un ordinateur, une tablette, un téléphone intelligent et des jeux vidéo.

 

Les effets des jouets stressants

Bref, tout ce qui clignote et fait du bruit constitue un jouet stressant. À petite dose, il n’y a pas de problèmes. C’est la surstimulation qui peut entraîner du stress, de la nervosité, de la fatigue et un sentiment d’insécurité.

Ainsi, chaque fois qu’un jouet s’illumine ou fait du bruit, le cerveau de votre enfant s’oriente vers le bruit pour vérifier s’il est en danger ou non. C’est ce qu’on appelle le réflexe d’orientation.

8 actions concrètes pour des enfants plus calmes et moins distraits. PDF gratuit !

Doit-on les bannir?

Non, on cherche plutôt à trouver l’équilibre et à les limiter aux occasions spéciales. Mais surtout… on ne laisse pas jouer les enfants avec ces jeux avant de partir pour l’école ou la garderie ou bien moins d’une heure avant le début de la routine du coucher.

Pour se concentrer ou s’endormir, votre enfant a besoin réduire le plus possible la production d’hormones de stress. Son cerveau doit plutôt secréter de la mélatonine et de l’ocytocine, qui favorisent le bien-être et le calme.

À l’approche des fêtes, je vous invite à être aux aguets : les magasins sont remplis de jouets stressants. Les commerçants savent très bien que la lumière et le bruit attirent les acheteurs. Soyez fort et résistez à la tentation.

Rappelez-vous que vos enfants ont tout en eux pour évoluer : la curiosité, l’émerveillement et la joie. Inutile d’écraser leurs dispositions naturelles avec des jouets dont ils n’ont pas besoin pour s’épanouir.

Vous voulez aller plus loin et vous libérer des fausses croyances à propos des enfants et de la (sur)consommation? Abonnez-vous dès maintenant à mon infolettre.

 

 
Véronique Leblanc a fondé Simplicité familiale pour promouvoir un mode de vie sain. Son approche fait vivre la joie dans nos foyers.  Elle permet à chacun de se libérer des croyances limitantes.
Pourquoi faire patienter les enfants?

Pourquoi faire patienter les enfants?

Voici une situation vécue par l’une de mes clientes et son fils. Appelons-les Jacinthe et Antoine afin de garder leur anonymat.

Antoine est un gentil garçon de 8 ans. Jacinthe, mère monoparentale, travaille six jours sur sept pour subvenir aux besoins de sa famille. Vous imaginez donc qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à accorder aux loisirs. Bien sûr, elle consacrait la septième journée au lavage, au ménage et aux courses.

Un jour, lors d’une séance de coaching familial, je lui ai donné un « devoir » : réaliser une activité avec Antoine avant notre prochaine rencontre, qui avait lieu le mois suivant. Ils ont donc choisi de faire un pique-nique trois semaines plus tard… ce qu’ils se sont empressés d’inscrire sur le calendrier en arrivant à la maison.

La première semaine, ils ont établi le menu et fait la liste de tous les ingrédients dont ils auraient besoin.

La deuxième semaine, ils sont allés à l’épicerie ensemble.

Les jours précédents le pique-nique, ils ont cuisiné les différents mets afin d’être prêts le jour J.

Puis, l’activité a eu lieu, comme prévu.

Savez-vous ce qu’Antoine a dit après l’activité? « Maman, c’était la plus belle journée de toute ma vie. »

 

Le pouvoir de l’anticipation

 

L’histoire de Jacinthe et d’Antoine démontre bien le pouvoir de l’anticipation et de l’attente chez les enfants. En effet, c’est l’anticipation du pique-nique et toute la préparation qui ont rendu ce moment si extraordinaire.

Si Jacinthe avait décidé de faire le pique-nique la journée même, ils auraient, bien entendu, passé un beau moment ensemble. Mais ça n’aurait sûrement pas été la plus belle journée de toute sa vie.

En faisant attendre Antoine, Jacinthe a su recréer la magie de Noël dans une activité familiale.

On le sait, à Noël, les enfants font leur liste de souhaits un mois à l’avance, décorent la maison, anticipent l’ouverture des cadeaux et rêvent à la venue du Père Noël. C’est donc toute la préparation et l’anticipation de l’événement qui font en sorte que les enfants sont si heureux le jour de Noël.

 

 

Faire patienter les enfants, ça s’apprend !

8 actions concrètes pour des enfants moins distraits. Téléchargez le pdf ici.

 

Lorsque l’on répond sur-le-champ au désir d’un enfant, il n’apprend pas l’importance de l’attente. C’est pourquoi il doit absolument y avoir un délai entre l’expression de son désir (rappelons qu’un désir n’est pas un besoin) et sa satisfaction.

Voici trois exemples concrets qui vous aideront à appliquer ce conseil au quotidien.

Exemple 1


Sophie veut un biscuit sucré avant le souper.

Son papa lui répond : « Non, ma puce. Le biscuit sucré (désir), c’est le dessert. Tu pourras le manger après ton souper. Mais comme tu as très faim (besoin), tu peux manger des crudités ou un morceau de fromage. »

Dans cet exemple, le délai entre l’expression du désir et sa satisfaction est court, soit environ une heure.

Exemple 2


Nous sommes mercredi soir et Logan veut jouer à un jeu vidéo.

Sa maman lui répond : « Mon chéri, comme d’habitude, tu pourras jouer aux jeux vidéo samedi, entre 16 h et 17 h. » Donc, au lieu de répondre sur demande à sa volonté, la maman a fait grandir le désir de son fils pendant quelques jours. D’ailleurs, une règle comme celle-ci peut vous éviter beaucoup de conflits avec votre enfant.

Exemple 3


Alors qu’il est à l’épicerie avec son père, Eliott voit des bonbons et demande s’ils peuvent en acheter.

Son papa lui répond : « Non, on n’achète pas de bonbons lorsqu’on fait l’épicerie. Tu sais bien que les bonbons sont réservés aux fêtes spéciales. »

Cet exemple démontre que le délai d’attente peut parfois être plus long. Ici, quelques semaines ont passé entre l’expression du désir (je veux des bonbons) et sa satisfaction (manger des bonbons à l’anniversaire de son ami).

En conclusion, on peut dire que plus un enfant attend avec impatience son jouet ou son activité, plus grande sera sa joie au moment de sa satisfaction.

 

 
Véronique Leblanc a fondé Simplicité familiale pour promouvoir un mode de vie sain. Son approche fait vivre la joie dans nos foyers.  Elle permet à chacun de se libérer des croyances limitantes qui l’empêchent de grandir.

 

Le principe de la maman baleine pour calmer son enfant.

Le principe de la maman baleine pour calmer son enfant.

Crise, pleurs, agitation… Quel est le rôle du parent ?

Avant 7-8 ans, les enfants ne peuvent pas se calmer par leurs pensées, car leur cerveau n’est pas assez mature.  Ainsi, une petite peine devient vite une grosse peine qui s’exprime par tout le corps (pleure, crie, agitation, coups, tension, etc).  Quel est le rôle du parent devant la détresse émotionnelle de son enfant ?

 

Le principe de la maman baleine

La baleine communique avec son baleineau par des ondes sonores.  Ce signal est comme un chuchotement à l’oreille : il peut être entendu dans un petit rayon de moins de 100 mètres.  De cette façon, le bébé reste en contact avec sa mère.

Si un stress survient lorsque le baleineau s’éloigne de la maman, son signal se modifiera et annoncera sa détresse.  Pour calmer son petit, la maman se rapprochera en gardant son signal rassurant et calmant.  Le petit se synchronisera à celui de la baleine. (voir la vidéo ci-dessous).  Il pourra continuer à jouer et explorer en sachant que sa maman n’est pas très loin.

 

TÉLÉCHARGER l’OUTIL GRATUIT: Petit guide pour alléger le quotidien et s’épanouir.

 

Mon meilleur truc pour le calmer.

Comment appliqué ce principe dans la vie quotidienne ?  Voici les 3 étapes de base :

  1. Je reste calme et je m’auto-contrôle par mes pensées, ma respiration…
  2. Je m’approche immédiatement près de l’enfant.
  3. Je le rassure par ma présence bienveillante pendant qu’il exprime ses émotions.
  4. Je reste près de lui pour qu’il retrouve son calme en se synchronisant à mon signal sécurisant.

 

L’ignorer, l’éloigner ou lui dire de cesser de pleurer peut être vécu comme du rejet de la part de l’enfant.  Cela peut être très insécurisant pour lui.  Lorsque le parent reste proche, l’enfant capte alors le message suivant : “Tu peux pleurer. Je  suis là pour toi quand tu es heureux, mais aussi quand tu es triste.” Cela le rassure et favorise l’attachement sécurisant.  Il sera disposé à apprendre et à explorer.

Je suis là pour toi.

C’est donc notre présence calme et attentionnée qui favorise le bon développement des enfants… tout comme le petit baleineau !

 

Véronique Leblanc est coach familial, conférencière et fondatrice de Simplicité familiale. Elle fait la promotion d’un mode de vie sain et bienveillant pour tous.

 

 

 

L’autorité bienveillante

L’autorité bienveillante

“Il n’existe pas d’enfants désobéissants… seulement des enfants désorientés.”

L’auteur du livre L’autorité bienveillante propose un nouvel éclairage sur les comportements difficiles des enfants. Il présente une voie simple, profondément sensée, pour les aider à poser des limites bienveillantes, adaptées à l’âge de l’enfant, et qui contribuent à l’apaiser et à le rassurer. Ce qui apparaît comme un mauvais comportement est en réalité un signal de détresse lancé par l’enfant qui se sent perdu.

Payne redonne confiance aux parents par ses conseils réconfortants, émaillés d’observations précises et de récits vivants, parfois drôles, tirés de sa longue expérience auprès des familles et des écoles. Dans un style accessible, il fait le lien entre les résultats des recherches sur le développement du cerveau, et notre rôle de parents au quotidien. Payne distingue trois phases dans l’enfance, et recommande aux parents de jouer trois rôles distincts correspondant à chacune de ces phases :

Le Gouverneur, qui est confortablement et fermement aux commandes ; c’est lui qui fixe les limites et prend les décisions pour le jeune enfant, jusqu’à l’âge de huit ans environ.  Simplicité familiale utilise plutôt le terme Capitaine pour cette phase.

Le Jardinier, qui tient compte du développement émotionnel du pré-adolescent et prend des décisions basées sur une écoute attentive, c’est lui qui aide le jeune à former des projets qui respectent les besoins de tous les membres de la famille.

Le Guide, qui est à la fois une caisse de résonnance et une boussole morale pour l’adulte en émergence, c’est lui qui aide l’adolescent à se former une idée du sens qu’il veut donner à sa vie et à construire sa capacité à prendre des décisions saines.

L’autorité bienveillante expose des stratégies claires et réalisables pour redresser la barre lorsque, en tant que parents, on sent que le comportement de l’enfant a dérapé. Enfin, et surtout, il propose une voie saine pour la famille tout entière, dans laquelle les parents gaspillent moins de temps et d’énergie à exercer une discipline punitive et démodée, pour en consacrer davantage à approfondir les liens qui les unissent à leurs enfants et à mieux profiter de la vie ensemble.

Introduction;

Première partie : Une vue d’ensemble

1. Désobéissant ou désorienté?

2. Les trois phases de la discipline

Deuxième partie: Le principe du Gouverneur (ou du Capitaine)

3. Le Gouverneur: les cinq points essentiels pour établir des limites saines et respectées

4. Des stratégies pratiques pour favoriser une saine obéissance

5. Donner des instructions au lieu de formuler des demandes

Troisième partie: Le Jardinier et le Guide

6. De 10 à 13 ans — Entre enfance et adolescence, le rôle de Jardinier

7. De 14 à 19 ans — L’adolescence et le rôle de Guide

Quatrième partie : Prendre le pouls, en situation d’urgence

8. La trousse de survie

Cinquième partie : Au fond des choses

9. Éviter les phénomènes de modes

10. Les quatre piliers de la simplicité

11. L’autorité à l’ère du numérique

À propos de l’auteur

Consultant et formateur auprès de plus de soixante écoles, certaines indépendantes et d’autres publiques, Kim John Payne détient une maîtrise en sciences de l’éducation. Il intervient régulièrement dans des conférences internationales pour enseignants, parents et thérapeutes, et conduit des ateliers et des formations de par le monde. Dans chacun de ses rôles, Payne aide les enfants, les adolescents et les familles à explorer les défis auxquels ils font face : des difficultés sociales entre frères et sœurs ou entre camarades de classe, des problèmes d’attention et de comportement à la maison et à l’école, des déséquilibres émotionnels tels que la défiance, l’agressivité, l’addiction et une faible estime de soi. Membre de l’Alliance pour l’Enfance à Washington, D.C., Payne a travaillé comme consultant auprès d’associations liées à l’éducation en Afrique du Sud, Hongrie, Israël, Russie, Suisse, Irlande, Canada, Australie et Royaume-Uni. Il a collaboré avec les écoles Waldorf en Amérique du Nord et au Royaume-Uni. Il est actuellement directeur de projet de la Formation en Conseil Coopératif Waldorf à Antioch University, en Nouvelle-Angleterre et il co-dirige un vaste programme de recherche visant à étudier et développer une approche non médicamenteuse des troubles de l’attention. Son programme d’Inclusion Sociale, qui vise à comprendre et à briser le cercle vicieux du harcèlement et de l’exclusion, a été mis en pratique dans des centaines d’écoles. Né en Australie, il vit désormais avec sa femme, ses deux enfants et ses beaux-parents à Harlemville, dans l’État de New York. Pour plus d’informations, on peut visiter son site internet : www.simplicityparenting.com.

Bonne lecture !

Pour en savoir plus.

Véronique Leblanc. Coach familial, coach TDAH, conférencière, enseignante et passionnée par l’enfance. Elle a fondé Simplicité familiale qui encourage un mode de vie sain en famille. Le coaching Vivre sainement aide les parents à appliquer les principes de Simplicity Parenting dans leur quotidien.
Mon enfant est agité et dérange. Comment l’aider à se calmer ?

Mon enfant est agité et dérange. Comment l’aider à se calmer ?

Votre enfant se roule par terre au lieu de faire sa routine. Il détruit les constructions des autres. Il prend le jouet de sa soeur sans le demander. Il crie de façon exagérée. Comment le calmer sans crier, sans répéter et sans punir ?

Les enfants communiquent avec leurs émotions avec leur corps: pleurer, crier, frapper, bouder, détruire… Leurs comportements nous indiquent qu’ils ont besoin de repères et que l’adulte doit aider l’enfant à retrouver la “bonne” voie à suivre. Le principe de la maman baleine, c’est-à-dire être proche et calme de l’enfant, va dans ce sens.  Il utilise le corps et le coeur pour communiquer avec l’enfant plutôt que la tête (les pensées, les réflexions, le jugement). Cela correspond aux besoins de se “reconnecter” à la figure d’attachement. L’enfant est alors recentré, calmé et il se sent compris par l’adulte.

Le silence est d’or.

Les enfants sont différents des adultes. Leur cerveau n’est pas encore mature pour comprendre les paroles et les explications.  Elles glisseront sur lui, sans provoquer l’action voulue, car elles ne sont pas appropriées à leur stade de développement :

  • Pourquoi as-tu fait ça ? Qu’est-ce que je t’avais dit ?
  • Viens mettre tes bottes.  Il fait froid à l’extérieur et je ne veux pas que tu sortes comme ça.
  • Ne cours pas. Tu pourrais te faire mal.
  • On ne saute pas sur le sofa. Tu vas briser les coussins.
  • Je t’ai dit de ne pas lancer les jouets. Tu peux les casser et faire mal à ta soeur. Ce n’est pas gentil.
  • Calme-toi, tu es trop excité.
  • Quand tu cries, tu fais de la peine à maman.
  • Allez, ferme ta tablette.  Ce n’est pas bon pour toi.  Tu devrais aller jouer dehors.
  • Je suis pressée.  Dépêche-toi de faire ta routine du matin.  Ton frère est déjà prêt.

Comment aider un enfant agité, turbulent ou dérangeant ?

Il est possible d’orienter l’enfant en restant fidèles à nos valeurs de respect, de patience et d’empathie. C’est ce que propose le principe de la maman baleine.

1-Dire à l’enfant « Viens ici. » ou aller vers lui. Lorsque l’enfant s’oriente vers l’adulte, il “sort” automatiquement de son comportement indésirable.  La transition vers le calme est déjà amorcée.

2-Répéter, si nécessaire, sur le même ton calme, ferme et patient “Viens ici” sans rien ajouter.  Par exemple, si l’enfant dit « Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que j’ai fait ? », nous répétons simplement la même phrase “Viens ici.” sans donner d’explications.

3- Faire une pause ensemble (adulte-enfant) et rester proche de l’enfant (maximum 1 mètre de distance).  L’enfant s’apaisera en se synchronisera à la “maman baleine”, à sa figure d’attachement. Les hormones de bien-être sont produites. Faire un câlin, l’asseoir sur nos genoux, le toucher si possible.  L’adulte peut aussi respirer doucement, sans exiger d’être imité. “Reste avec moi un petit peu.” Ne rien ajouter, aucune reproche ou consigne. Garder le silence et rester près pendant environ 1 minute.

4-Se fier à l’instinct parental pour savoir si l’enfant est prêt,  Puis, l’orienter vers la prochaine action.  Exemples : “Viens dans la salle de bien.  C’est l’heure de brosser tes dents.”  “Tu peux retourner jouer.” ou “À quoi veux-tu jouer maintenant? “.

5-Accompagner l’enfant si nécessaire. Exemple : Pour un enfant a enlevé le jouet de sa soeur, on va l’accompagner pour qu’il intègre tranquillement la bonne façon de demander le jouet.

Une situation concrète : l’habillement du matin.

-Viens mettre ton manteau.

L’enfant commence à se rouler par terre, à s’éloigner de l’adulte et du vestiaire.

1-L’adulte va près de l’enfant et dit : ” “Viens ici.”

L’enfant continue son comportement.

2-L’adulte répète calmement en s’approchant : “Viens ici.” Et le prend doucement.

3-Il lui fait un gros câlin (ou touche sa main gentiment) et ne dit plus rien (environ 1 minute).

4-Il regarde l’enfant dans les yeux et dit : “Viens, je vais t’aider à mettre ton manteau.”

5-Il guide l’enfant en restant près de lui.  Il peut aussi utiliser l’humour.

Il dit “Bravo” et fait un geste pour le féliciter d’être prêt à sortir.

Bonne pratique !

Ces étapes demandent un certain effort de l’adulte  qui doit se remettre en question :  Pourquoi ça ne “fonctionne” pas ?  Est-ce que mon ton et ma posture sont justes ?  Est-ce que j’y croyais vraiment ?  Qu’est-ce que je peux améiiorer de mon côté ?  

C’est avec la pratique que le principe de la maman baleine s’intégrera au quotidien.  L’enfant, petit ou grand, s’orientera vers le comportement désiré sans menaces, frustration ou récompenses (jouets, autocollants).  C’est un premier pas vers l’autodiscipline !

Guide pour alléger le quotidien

Faire des listes qui s'allongent sans cesse... Ca vous dit quelque chose?
Vivez
 des journées intenses tout en vous épanouissant!

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