Pourquoi faire patienter les enfants?

Pourquoi faire patienter les enfants?

Voici une situation vécue par l’une de mes clientes et son fils. Appelons-les Jacinthe et Antoine afin de garder leur anonymat.

Antoine est un gentil garçon de 8 ans. Jacinthe, mère monoparentale, travaille six jours sur sept pour subvenir aux besoins de sa famille. Vous imaginez donc qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à accorder aux loisirs. Bien sûr, elle consacrait la septième journée au lavage, au ménage et aux courses.

Un jour, lors d’une séance de coaching familial, je lui ai donné un « devoir » : réaliser une activité avec Antoine avant notre prochaine rencontre, qui avait lieu le mois suivant. Ils ont donc choisi de faire un pique-nique trois semaines plus tard… ce qu’ils se sont empressés d’inscrire sur le calendrier en arrivant à la maison.

La première semaine, ils ont établi le menu et fait la liste de tous les ingrédients dont ils auraient besoin.

La deuxième semaine, ils sont allés à l’épicerie ensemble.

Les jours précédents le pique-nique, ils ont cuisiné les différents mets afin d’être prêts le jour J.

Puis, l’activité a eu lieu, comme prévu.

Savez-vous ce qu’Antoine a dit après l’activité? « Maman, c’était la plus belle journée de toute ma vie. »

 

Le pouvoir de l’anticipation

 

L’histoire de Jacinthe et d’Antoine démontre bien le pouvoir de l’anticipation et de l’attente chez les enfants. En effet, c’est l’anticipation du pique-nique et toute la préparation qui ont rendu ce moment si extraordinaire.

Si Jacinthe avait décidé de faire le pique-nique la journée même, ils auraient, bien entendu, passé un beau moment ensemble. Mais ça n’aurait sûrement pas été la plus belle journée de toute sa vie.

En faisant attendre Antoine, Jacinthe a su recréer la magie de Noël dans une activité familiale.

On le sait, à Noël, les enfants font leur liste de souhaits un mois à l’avance, décorent la maison, anticipent l’ouverture des cadeaux et rêvent à la venue du Père Noël. C’est donc toute la préparation et l’anticipation de l’événement qui font en sorte que les enfants sont si heureux le jour de Noël.

 

 

Faire patienter les enfants, ça s’apprend !

8 actions concrètes pour des enfants moins distraits. Téléchargez le pdf ici.

 

Lorsque l’on répond sur-le-champ au désir d’un enfant, il n’apprend pas l’importance de l’attente. C’est pourquoi il doit absolument y avoir un délai entre l’expression de son désir (rappelons qu’un désir n’est pas un besoin) et sa satisfaction.

Voici trois exemples concrets qui vous aideront à appliquer ce conseil au quotidien.

Exemple 1


Sophie veut un biscuit sucré avant le souper.

Son papa lui répond : « Non, ma puce. Le biscuit sucré (désir), c’est le dessert. Tu pourras le manger après ton souper. Mais comme tu as très faim (besoin), tu peux manger des crudités ou un morceau de fromage. »

Dans cet exemple, le délai entre l’expression du désir et sa satisfaction est court, soit environ une heure.

Exemple 2


Nous sommes mercredi soir et Logan veut jouer à un jeu vidéo.

Sa maman lui répond : « Mon chéri, comme d’habitude, tu pourras jouer aux jeux vidéo samedi, entre 16 h et 17 h. » Donc, au lieu de répondre sur demande à sa volonté, la maman a fait grandir le désir de son fils pendant quelques jours. D’ailleurs, une règle comme celle-ci peut vous éviter beaucoup de conflits avec votre enfant.

Exemple 3


Alors qu’il est à l’épicerie avec son père, Eliott voit des bonbons et demande s’ils peuvent en acheter.

Son papa lui répond : « Non, on n’achète pas de bonbons lorsqu’on fait l’épicerie. Tu sais bien que les bonbons sont réservés aux fêtes spéciales. »

Cet exemple démontre que le délai d’attente peut parfois être plus long. Ici, quelques semaines ont passé entre l’expression du désir (je veux des bonbons) et sa satisfaction (manger des bonbons à l’anniversaire de son ami).

En conclusion, on peut dire que plus un enfant attend avec impatience son jouet ou son activité, plus grande sera sa joie au moment de sa satisfaction.

 

 
Véronique Leblanc a fondé Simplicité familiale pour promouvoir un mode de vie sain. Son approche fait vivre la joie dans nos foyers.  Elle permet à chacun de se libérer des croyances limitantes qui l’empêchent de grandir.

 

Le principe de la maman baleine pour calmer son enfant.

Le principe de la maman baleine pour calmer son enfant.

Crise, pleurs, agitation… Quel est le rôle du parent ?

Avant 7-8 ans, les enfants ne peuvent pas se calmer par leurs pensées, car leur cerveau n’est pas assez mature.  Ainsi, une petite peine devient vite une grosse peine qui s’exprime par tout le corps (pleure, crie, agitation, coups, tension, etc).  Quel est le rôle du parent devant la détresse émotionnelle de son enfant ?

 

Le principe de la maman baleine

La baleine communique avec son baleineau par des ondes sonores.  Ce signal est comme un chuchotement à l’oreille : il peut être entendu dans un petit rayon de moins de 100 mètres.  De cette façon, le bébé reste en contact avec sa mère.

Si un stress survient lorsque le baleineau s’éloigne de la maman, son signal se modifiera et annoncera sa détresse.  Pour calmer son petit, la maman se rapprochera en gardant son signal rassurant et calmant.  Le petit se synchronisera à celui de la baleine. (voir la vidéo ci-dessous).  Il pourra continuer à jouer et explorer en sachant que sa maman n’est pas très loin.

 

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Mon meilleur truc pour le calmer.

Comment appliqué ce principe dans la vie quotidienne ?  Voici les 3 étapes de base :

  1. Je reste calme et je m’auto-contrôle par mes pensées, ma respiration…
  2. Je m’approche immédiatement près de l’enfant.
  3. Je le rassure par ma présence bienveillante pendant qu’il exprime ses émotions.
  4. Je reste près de lui pour qu’il retrouve son calme en se synchronisant à mon signal sécurisant.

 

L’ignorer, l’éloigner ou lui dire de cesser de pleurer peut être vécu comme du rejet de la part de l’enfant.  Cela peut être très insécurisant pour lui.  Lorsque le parent reste proche, l’enfant capte alors le message suivant : “Tu peux pleurer. Je  suis là pour toi quand tu es heureux, mais aussi quand tu es triste.” Cela le rassure et favorise l’attachement sécurisant.  Il sera disposé à apprendre et à explorer.

Je suis là pour toi.

C’est donc notre présence calme et attentionnée qui favorise le bon développement des enfants… tout comme le petit baleineau !

 

Véronique Leblanc est coach familial, conférencière et fondatrice de Simplicité familiale. Elle fait la promotion d’un mode de vie sain et bienveillant pour tous.

 

 

 

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